Note : Les photos sont disponibles dans le dossier « Fatigue du tissu ».Les quatre principales causes de vieillissement d’une voile sont : la flexion, la compression des fibres, le battement et le faseyement.Introduction : Quel que soit le matériau d’une voile, il finit par s’user. Mais en suivant quelques simples consignes d’entretien et d’utilisation, on peut considérablement augmenter la durée de vie d’une voile.Dan Néri, président-directeur général de North Sails, présente dans cet article les principaux facteurs d’usure des voiles. Il expose les problèmes structurels que ces facteurs entraînent dans les voiles et explique comment minimiser les dégâts.
Fatigue en flexion
Tout comme l’exposition aux UV lorsque l’on navigue par beau temps, la fatigue en flexion est inévitable, particulièrement dans le vent fort et la houle. Toute sollicitation sur la membrane qui implique un va-et-vient répétitif dégrade progressivement le matériau. Le battement des voiles pendant le hissage, l'affalage par vent fort, le roulage des voiles sur enrouleur ainsi que le battement pendant le virement de bord et la prise de ris sont à l’origine de la fatigue du matériau. Si les nerfs de chute ne sont pas correctement tendus dans un vent fort à modéré, les bords des voiles battront rapidement. Et dans des vents légers sur des angles de navigation abattus, les voiliers peuvent rouler assez violemment au point de faire claquer les voiles, entraînant alors une flexion du tissu et appliquant une certaine charge dynamique sur l’accastillage.
Pour éviter la fatigue en flexion :
Éliminer ou réduire le battement.
S’assurer que les nerfs de chute et de bordure sont correctement réglés pour éliminer le faseyement sur les bords de la voile.
Changer de cap dans des conditions légèrement clapoteuses pour réduire les battements.
Il est possible de diminuer les dommages causés par la prise de ris en pliant la voile en dessous du ris et en amenant le tissu du côté opposé à la bosse de ris.
Compression des fibres
Lorsque le tissu à voile est plié, une face du tissu est étirée et l'autre face (l'intérieur du pli) est comprimée. Les fibres comprimées vont alors se fragiliser petit à petit. Celles qui présentent la plus haute résistance à la contrainte, comme le carbone ou le Kevlar, se détérioreront encore plus facilement. Parfois, certaines fibres implosent, se désagrègent et se transforment en poudre. D'autres se brisent et se cisaillent longitudinalement à l’image d’une branche d'arbre verte qui se fracture lorsqu'elle est pliée en deux. Une fois que la fibre d’un tissu à voile se brise, sa structure intérieure est exposée aux UV. La fibre se dégrade par la suite et finit par se fissurer complètement dès la prochaine flexion.
Causes
Les causes les plus fréquentes de fatigue par compression des fibres sont le pliage de la voile au moment du stockage et lorsque la grand-voile est écrasée sous les bosses de ris. Quand vous pliez vos voiles de manière lâche avec les plis parallèles à la bordure, la voile n'est pas endommagée. En suivant cette même méthode de pliage pour ranger une grand-voile sur une bôme ou un foc de course dans son sac zippé de pleine longueur, les voiles resteront en bon état. Cependant, lorsque vous pliez une voile parallèlement à la bordure et que vous la repliez perpendiculairement à la bordure afin de la glisser dans un sac à voile standard, vous créez un pli marqué à 180 degrés et les fibres à l'intérieur du pli seront comprimées.Les fibres en polyester et en Spectra utilisées dans les tissus de voiles de croisière résisteront à des douzaines de cycles de pliage. Elles se fragiliseront légèrement à chaque usage. Lorsque vous rangez vos voiles dans un sac, il est préférable de ne pas répéter les plis aux mêmes endroits pour éviter de casser la fibre sur un pli déjà marqué.
Pour éviter les problèmes de compression des fibres :
Plier les voiles de manière lâche quand cela est possible.
Éviter de plier une voile sur le même pli lorsqu’on la range dans son sac.
Lorsqu’on arise une voile, amener le tissu du côté opposé à la bosse de ris.
Le battement
Lorsqu'on laisse une voile battre, c’est la chute qui sera nettement plus endommagée que le milieu de la voile ou le guindant. Imaginez un dompteur de lions qui fait claquer un grand fouet. Au niveau de la poignée du fouet, l’amplitude est moindre, mais plus on s'éloigne de la poignée, plus le fouet parcourt de la distance et plus il claque violemment quand il change de direction. Les fabricants de voiles ajoutent des renforts progressifs depuis le corps de la voile vers les zones épaisses de la chute. Ces renforts échelonnés permettent à la fois d'atténuer les effets de battement et de répartir la flexion de la fibre sur une plus grande surface. Vous pouvez réduire la fatigue de flexion en minimisant la durée et la force de battement de votre voile.
Grand-voile
Les grands-voiles sont soutenues par deux bords sur trois, et les lattes de pleine longueur permettent d’atténuer les battements au niveau de la chute qui, elle, n’est pas supportée. Dans un vent de moins de 25 nœuds, une grand-voile de croisière bien conçue avec des lattes de pleine longueur ne battra pas. Elle ondulera au moment du hissage ou de l’affalement. Une grand-voile avec des lattes courtes (aussi appelées « lattes de chute ») est plus ajustable et plus légère, mais elle se détériorera rapidement si on la laisse battre.
Voile d'avant
Les voiles d'avant ne sont supportées que sur un seul bord, et peuvent battre jusqu’à se rompre si on les laisse choquer.Par conséquent, un équipage de croisière doit être vigilant et effectuer les manœuvres et les réglages des voiles d’avant aussi efficacement que possible. Cela signifie que les écoutes des voiles d'avant doivent toujours être lovées et dégagées avant un virement de bord, un empannage ou un enroulement. C’est une procédure a minima et il serait également avisé de s’inspirer des équipages de régate même lors de simples balades en mer afin de minimiser les battements de la voile d'avant. (Pour plus d'informations, lisez Club Racing: How to Improve Your Tacks)
Pour réduire les battements :
Veiller à un réglage des voiles correct autant que possible.
Avancer suffisamment le point de tire de la voile d'avant pour contrôler la partie supérieure de la chute.
Utiliser un point de tire extérieur pour l’écoute de la voile d’avant pour les allures débridées et portantes.
Se préparer à virer avant de choquer complètement l’écoute de la voile d'avant.
Hisser la grand-voile sous le vent d’un relief par vent fort.
Abattre pour enrouler votre voile par les jours de grand vent.
Opter pour des lattes de pleine longueur lorsqu’on achète une nouvelle grand-voile.
Garder toujours les écoutes un tant soit peu bordées lorsque le bateau est momentanément à l’arrêt.
Enrouleur
Lorsqu'il faut enrouler la voile d'avant, les deux écoutes doivent être claires et la personne chargée de tirer sur la bosse d'enroulement doit se tenir en position pour la manœuvre. Si le système d’enroulement est actionné à l’aide d’un winch, il faut freiner un peu l’écoute pour minimiser l’amplitude des battements de voile. Si l'enroulement s’effectue sans winch, les écoutes doivent être choquées suffisamment pour que la manœuvre soit le plus rapide possible. Chaque fois que vous le pouvez, positionnez le bateau au vent arrière avant d'enrouler la voile. La force du vent apparent est réduite d'environ 1,5 fois la vitesse du bateau et la voile d'avant peut être partiellement déventée derrière la grand-voile.
Faseyement
Le faseyement de la chute ou de la bordure est un battement d’amplitude moindre. Quand il n’y a que le bord d'une voile qui faseye, il y a moins de surface de voile en mouvement, mais la fréquence est significativement plus élevée. Aussi parce que le faseyement d’une chute ou d’une bordure ne secoue pas le bateau, cela peut passer facilement inaperçu. Mais ne pas s’en rendre compte ou l’ignorer n’élimine pas le faseyement pour autant. Ce dernier continue son travail de sabotage et détériore les fibres. Si l’on y ajoute les effets néfastes des rayons UV, la chute ou la bordure finiront par céder.
Après de nombreuses heures de faseyement, le tissu le long de la chute a enduré des milliers de battements, compressant alors les fibres à chaque fois au même endroit. Si l’on y ajoute les effets délétères du soleil, la voile finira par se déchirer le long du gallon.
Le faseyement de la chute est provoqué par un écoulement d’air instable sur le bord de fuite de la voile. Si l'air s’échappe plutôt rapidement du bord de fuite, la force de l’écoulement d'air fléchira le bord non supporté (bord de fuite). Cette déflexion provoquera une dépression, et le tissu reviendra à sa position initiale ; le cycle se répétera, et ainsi de suite. Le bord faseyant claque à la manière d’un jeu de cartes que l’on mélange à l’américaine. Considérez ce claquement comme un signal pour border le nerf de chute.Les navigants en compétition apprennent à tendre le nerf de chute le moins possible pour éviter le béquet de chute. En croisière, les marins peuvent utiliser la même approche, mais il est préférable de trop tendre le nerf de chute plutôt que pas assez, excepté dans le vent très léger. En effet, mieux vaut avoir un léger béquet de chute qu'une chute déchirée.
Pour contrôler le faseyement de la chute :
Régler le point de tire de foc ou le chariot de grand-voile de façon que l'angle de tire soit dans l’axe de la chute.
Tendre correctement les nerfs de chute.
Extrait de : Guide complet d'entretien et de réparation des voiles, Dan Néri.
Ellie Driver ha partecipato per la prima volta alla Rolex Fastnet Race nel 2019, a soli 18 anni, appena uscita da una campagna nella classe 420 – una regata offshore di più giorni era un concetto completamente diverso. Sapeva di poter condurre una barca velocemente su un percorso di regata, ma sarebbe stata in grado di portare la sua Sunfast 3300 con la stessa velocità in una delle regate offshore più celebri al mondo, per oltre quattro giorni consecutivi, senza sosta?
Da quella prima esperienza alla Rolex Fastnet, Ellie ha collezionato una serie impressionante di risultati, tra cui:
⭐ Campionessa europea EUROSAF Offshore in doppio femminile (2023) ⭐ Vicecampionessa mondiale World Sailing Offshore in doppio misto (2023) ⭐ “Sailor of the Year” secondo Yachts & Yachting (2022) ⭐ Skipper più giovane a partecipare alla SEVENSTAR Round Britain and Ireland Race (2022) ⭐ Secondo posto al Défi Paprec (2024)
Ellie Driver
Nel 2023 Ellie è tornata a gareggiare alla Rolex Fastnet, questa volta in doppio con suo padre, veterano della regata con otto partecipazioni alle spalle. Ellie ammette che nella sua prima Fastnet aveva “navigato il percorso”, assorbendo tutta l’esperienza che il padre le trasmetteva. Nel 2023 invece, afferma di aver “gareggiato davvero, anche con il meteo estremo”, concludendo 10ª tra le barche in doppio, 2ª skipper donna e 2ª skipper under 25 nella classifica generale.
La partenza dell’edizione 2023 fu brutale: la flotta lasciò il Solent affrontando un burrascoso vento da sud-ovest. Le condizioni non migliorarono: Ellie e suo padre si trovarono ad affrontare “tre burrasche e una bonaccia – furono quattro giorni d’inferno”. Ma Ellie e Jim non si ritirarono, e proprio quell’esperienza ha ispirato i cinque consigli chiave di Ellie per gli equipaggi che parteciperanno alla Rolex Fastnet Race 2025:
“A meno di un guasto catastrofico della barca, i ritiri avvengono perché o la barca o l’equipaggio non sono pronti ad affrontare le condizioni.”
I CINQUE CONSIGLI DI ELLIE
1. Non rimandare la manutenzione: inizia subito. Fai subito tutti gli interventi necessari. Controlla la barca da prua a poppa, sostituendo tutto ciò che mostra segni di usura. Fallo ora e rifallo nel mese precedente alla regata. Io controllo costantemente la mia barca per assicurarmi che nulla si rompa per cause evitabili durante la regata.
2. Pianifica i ricambi. Durante i prossimi quattro mesi di ispezioni, se noti che un componente si deteriora più rapidamente del previsto, porta con te i pezzi di ricambio specifici.
3. Cura la tua forma fisica quanto la barca. Più sei forte, meno rischi di farti male e più energie avrai durante la regata. Questo ti permette anche di affrontare ogni manovra con il 100% della forza: manovre più veloci, meno rischi di danni alla barca, vele strappate o cadute, e meno infortuni personali in condizioni difficili. Vai a nuotare, corri, vai in palestra – la preparazione fisica dell’equipaggio è prioritaria.
4. Pianifica i turni prima della regata. Fondamentale per il doppio, ma utile anche con equipaggi più numerosi e diversi per esperienza. Sette giorni prima del via, inizia a studiare il percorso e le perturbazioni in arrivo. Adatta il piano dei turni in base alle previsioni: quando si potrà riposare, quando serviranno tutti a bordo, e quando dovranno esserci i timonieri più esperti al comando. Continua ad aggiornare il piano man mano che arrivano nuovi bollettini meteo.
5. Il mio ultimo consiglio: canta! Anche con la preparazione migliore, ci saranno momenti in cui sarai esausto ma dovrai continuare a spingere. In quei momenti, io e mio padre cantiamo per restare svegli e mantenere alto il morale. I pezzi degli ABBA sono i preferiti a bordo!
Seguendo i consigli di Ellie per garantire che gli equipaggi iscritti alla Rolex Fastnet Race di quest’anno siano adeguatamente preparati, abbiamo incontrato Steve Coles, Race Manager del Royal Ocean Racing Club.
Steve Coles, Race Manager del Royal Ocean Racing Club
Gli abbiamo chiesto su cosa dovrebbero concentrarsi le imbarcazioni con posto confermato alla Rolex Fastnet Race nei prossimi quattro mesi. Ecco cosa ha consigliato Steve Coles, Race Manager del Royal Ocean Racing Club:
APRILE
Verifica che i dettagli della barca inseriti nella tua iscrizione siano corretti. Puoi iniziare ad aggiungere i membri dell’equipaggio nel tuo crew locker su www.sailracehq.com. Ogni membro dell’equipaggio dovrà creare un account per inserire i propri dati. Ricordati di indicare anche la taglia della maglietta.
Invia la proposta di miglia nautiche. Almeno il 50% dell’equipaggio (ma non meno di 2 persone), inclusa la persona responsabile, deve aver completato 300 miglia nautiche di regate offshore RORC a bordo della barca iscritta alla regata. Le miglia devono essere completate entro i 12 mesi precedenti l’inizio della Rolex Fastnet Race.
Sono accettate anche regate non RORC, ma devono generalmente essere di almeno 150 miglia nautiche e includere una notte in mare. È possibile combinare più regate per raggiungere il requisito delle 300 miglia.
La Rolex Fastnet Race è una regata di Categoria 2. Devi completare la checklist sulla piattaforma di iscrizione e prima completare anche quella di Categoria 3, altrimenti il sistema non permetterà di procedere. Le imbarcazioni potranno essere ispezionate prima della partenza per la verifica della conformità OSR.
MAGGIO
Verifica se è necessaria una revisione del piano di costruzione. I monoscafi con data di serie successiva al 2009 e una lunghezza inferiore a 24 metri (78’9”) devono essere progettati, costruiti e mantenuti in conformità con la norma ISO 12215 Categoria A e possedere un certificato di revisione emesso da un organismo riconosciuto da World Sailing.
Ordina il tuo tracker. I tracker sono obbligatori per la Rolex Fastnet Race e per tutte le regate RORC. È disponibile un contributo economico su richiesta scrivendo a racing@rorc.org.
GIUGNO
Se hai completato i requisiti di miglia, informa il RORC immediatamente.
Approfitta delle giornate più lunghe per allenarti. Questo è il periodo ideale per sessioni di addestramento prolungate in condizioni reali.
LUGLIO
Inserisci l’elenco finale dell’equipaggio sulla piattaforma di iscrizione.
Tutte le barche non provenienti dal Regno Unito devono compilare il modulo C1331 prima dell’arrivo. Può essere fatto online al seguente link:
https://www.gov.uk/guidance/submit-a-pleasure-craft-report#submit-your-report-online
Verifica che il rating sia stato richiesto. La scadenza è il 4 luglio.
Leggi attentamente le Istruzioni di Regata (Sailing Instructions).
Ordina ora l’abbigliamento personalizzato del tuo team per la Rolex Fastnet Race 2025.
A POSTCARD FROM ST BARTHS: NORTH SAILS AT THE 2025 BUCKET REGATTA
The 2025 Bucket Regatta delivered everything you'd expect—breathtaking scenery, tight competition, and a fleet of phenomenal superyachts pushing their light air performance to the limit.
READ MORE
At North Sails, we believe that every step toward sustainability matters. That’s why we’re committed to reducing our carbon footprint and increasing our use of renewable energy across our global operations.
READ MORE